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Qui peut voter pour nos listes ?

mercredi 6 février 2008

- Si vous êtes ATER, chargé de recherche, directeur de recherche, maître de conférences ou assimilé, moniteur, PRAG, PRCE ou professeur des universités, vous pouvez voter pour nos listes "Réinventer l’Université" dans votre collège.

- Si vous êtes BIATOSS, nous vous appelons à voter pour les listes réellement anti-LRU qui signent avec nous notre profession de foi (CGT, FO, UNSA education)

- Si vous êtes étudiant(e), nous vous appelons aussi à voter pour les listes étudiantes mettant réellement en avant la lutte contre la LRU.

Notre lettre aux collgues enseignants-chercheurs et assimilés :

Le 12 février, que vous soyez ATER, chargé de recherche, directeur de recherche, maître de conférences ou assimilé, moniteur, PRAG, PRCE ou professeur des universités, vous êtes tous appelés à élire vos représentants aux trois conseils de l’université (CA, CS, CEVU), dans le nouveau cadre de la loi dite Libertés et Responsabilités des Universités.

Le texte de cette loi et la structure du budget qui l’accompagne ont été analysés par des sociétés savantes (Société Mathématique de France, Société Française de Physique, Société Française de Chimie ...), des mouvements militants (Sauvons La recherche, Attac, ...), des syndicats (SneSup, SNCS, CGT, Sud-Education, ...) ainsi que 55 directeurs d’unités ou de fédérations de mathématiques, des sections CNU.

Tous ont conclu que cette loi mettait nos universités en danger : elle menace de déstabiliser nos équipes de recherches et nos équipes pédagogiques par le recours massif aux emplois temporaires ; elle considère les présidents d’université comme aptes à juger de tous les recrutements et attributions des primes ; elle exige des universitaires qu’ils trouvent des bailleurs de fonds destinés à remplacer les pouvoirs publics ; elle veut reporter sur l’université toute la charge de sa logistique jusqu’à lui confier la gestion de son parc immobilier, dont on connaît l’état déplorable.

Cette loi a été votée dans une urgence que rien n’imposait, et les professionnels consultés ont été les seuls présidents d’université.

L’organisation de cette élection à Paris VI se conforme à ces principes de gouvernement : elle est organisée sans laisser le temps aux listes d’affiner leur programme et aux électeurs de les analyser, certains sites en dehors du campus de Jussieu bénéficient de bureaux de vote refusés à d’autres ; et la liste de ces anomalies ne s’arrête pas là. De telles méthodes en disent long quant à la manière dont notre université risque d’être gérée si nous ne nous y opposons pas.

Les candidats des listes "Réinventer l’Université", dont les noms figurent au verso, sont de disciplines (scientifiques et médicales) et de sensibilités syndicales, militantes ou politiques extrêmement diverses.

Cette diversité témoigne de leur volonté de gérer notre université par l’obtention du consensus de tous.
Ceux d’entre eux qui ont déjà été élus aux conseils de notre université ont d’ailleurs fait la preuve dans le passé qu’ils vont plus loin qu’une opposition de principe. Vous pouvez compter sur eux pour agir selon nos orientations et résister à la résignation "réaliste" présentée comme inévitable par une oligarchie prête à imposer les pires mesures permises par la nouvelle loi.

Ils s’engagent à ce que la gestion qu’ils mettront en oeuvre s’écarte de cette dérive suicidaire, pour aller au contraire dans le sens des conclusions des Etats Généraux de Grenoble de 2004. Ils s’engagent également à ne briguer aucun poste exécutif afin de se consacrer entièrement et en toute objectivité à leur tâche de contrôle du futur exécutif.

La profession de foi des listes "Réinventer l’Université", d’autres textes qui la développent et une documentation consistante sont disponibles sur notre site

L’enjeu de cette élection nous concerne directement. Mais il concerne également l’université française dans son entier. L’émergence à Paris VI d’une présidence porteuse de nos engagements pour sauver la recherche et l’enseignement supérieur, serait un événement de portée nationale.
Il irait dans le sens du mouvement anti-LRU qui ne cesse de s’étendre depuis que les décrets d’application, parus récemment, ont achevé d’ouvrir les yeux de tous.

Le mardi 12 Février, nous vous appelons à voter et à faire voter pour les listes
"Réinventer l’Université".